L'autre sanctuaire de Delphes : "Marmaria", histoire et conservation patrimoniale
Résumé
Le projet a pour objectif de réhabiliter historiquement et patrimonialement les vestiges du sanctuaire d’Athéna à Delphes édifié au VIe siècle avant notre ère sur une terrasse naturelle appelée "Marmaria" à l’époque moderne, en contrebas du sanctuaire du dieu principal Apollon Pythien. Aménagé sur un site géologiquement exposé, le sanctuaire de la déesse et les monuments qui l’entourent constituent un site archéologique indépendant du grand sanctuaire et est aujourd’hui surtout visité pour les trois colonnes remontées en 1938 de la célèbre rotonde de marbre dite "Tholos", dans une reconstruction devenue une icône du site archéologique de Delphes et, de manière générale, de la Grèce antique.
De nouvelles recherches, résolument pluridisciplinaires, renouvellent nos connaissances sur ce site emblématique, en convoquant des chercheurs de toutes disciplines (histoire, archéologie, architecture, littérature, épigraphie, géosciences, paléoenvironnement, etc.) sous l’égide de l’École française d’Athènes et de l’UMR 8164-HALMA, dans une perspective double, à la fois historique et patrimoniale.
Le volet historique vise à restituer l’histoire de la terrasse à la période antique. De nouveaux acquis émergeant d’une étude de synthèse achevée en 2021 permettent de restituer le fonctionnement des lieux de cultes qui se sont succédés sur la terrasse sur laquelle était notamment honorée la déesse Athéna sous l’épiclèse de Pronaia ("devant le temple", sous-entendu "d’Apollon"). Il s’agit notamment de définir l’ancienneté de l’occupation de la terrasse et de comprendre la fonction des monuments qui y ont été érigés.
Le projet concerne également la mise en valeur du site archéologique, avec des projets de restauration, et la maîtrise des risques en rapport avec la déformation tectonique de la terrasse de Marmaria, qui a eu des conséquences sur son occupation depuis l’Antiquité et impacte la gestion patrimoniale du site archéologique.
Responsable du projet
Partenaires non académiques
Manon Bublot, architecte
Partenaires académiques régionaux
Anastasia Paillard, Manon Sauvage-Cerisier, Tarek Oueslati & Thomas Nicq
- Histoire, Archéologie, Littérature des Mondes Anciens (HALMA) – Université de Lille
- Archéologie, Archéozoologie
Fabien Graveleau, Frank Chanier & Louise Watremez
- Laboratoire d'Océanologie et de Géosciences (LOG) – Université de Lille
- Géologie, Géosciences
Partenaires académiques nationaux
Anne Jacquemin & Didier Laroche
- Archéologie et Histoire Ancienne : Méditerranée Europe (ARCHIMEDE) – Université de Strasbourg (UNISTRA)
- Histoire, Architecture
Anne-Sophie Martz
- HISOMA (HIstoire et SOurces des Mondes Antiques) – Université Lyon 2
- Archéologie
Antoine Chabrol
- MÉDIATIONS, Sciences des lieux sciences des liens (MÉDIATIONS) – Sorbonne Université
- Géoarchéologie
Marion Sirito-Olivier
- Archéologie des Sociétés Méditerranéenes (ASM) – Université Paul-Valéry de Montpellier
- Archéozoologie
Stéphane Lamouille
- Institut de Recherche sur l'Architecture Antique (IRAA) – Université de Pau et des pays de l’Adour
- Archéologie
Partenaires académiques internationaux
Aristophanis Konstantatos & Lionel Fadin
- École française d’Athènes (EFA)
- Conservation et restauration, Topographie
Valeria Meirano
- Université de Turin (UNITO)
- Archéologie